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Albert Eloy

  • Albert Eloy
  • le 17 avril 1892 à Carnin (59).
  • mort le 7 janvier 1947 à Anor (59), où il était médecin.
  • club: Olympique Lillois.
  • sélections en équipe de France: 2 (officielles), contre la Suisse (4-1), le 9 mars 1913, et contre le Luxembourg (4-5), le 8 février 1914.
  • palmarès: champion de France de l’U.S.F.S.A. en 1914. Vainqueur du trophée de France en 1914.
  • Sélectionné en équipe de France de l’US.F.S.A.
  • Sélectionné dans l’équipe des « Lions des Flandres ».
  • Les renseignements trouvés sur Internet sur ce joueur d’avant 1914 sont erronés. Une ébauche d’article sur Wikipedia le dit né en 1892 à Bully-les-Mines. Les tables décennales des archives du Pas-de-Calais n’indiquent aucune naissance de ce nom à cette date.
  • La fiche d’international sur le site de la Fédération Française de Football propose une photo qui n’est pas la sienne. Il y a confusion avec le joueur des années 1950, un autre Albert Eloy (né, lui, à Bully-les-Mines, en 1927), qui a joué à Sedan, Limoges et Le Havre.

Didier Braun

16 décembre 1961: Les Bleus plongent dans le noir

Le 16 décembre 1961, il y a cinquante ans, l’équipe de France de football affronte la Bulgarie dans un match d’appui qualificatif pour la Coupe du monde qui se déroulera en 1962, au Chili. Le match se déroule à Milan. Les Bleus sont battus 1-0. Ils étaient demi-finalistes de la Coupe du monde 1958. Les voici éliminés. Le football français plonge dans une crise qui durera plus de quinze ans. Lire la suite

La fiche de France-Bulgarie (0-1), 16 décembre 1961

  • Le 16 décembre 1961, Milan, San Siro
  • qualification Coupe du monde, match d’appui
  • BULGARIE bat FRANCE 1-0 (mi-temps: 0-0).
  • 34 740 spectateurs.
  • Arbitre: M.Lo Bello (Italie).
  • But: Lerond (47e, contre son camp).
  • FRANCE (maillot bleu): 1. Bernard (Nîmes) – 2. Wendling (Reims), 4. Maryan (Sedan), 5. Lerond (Stade Français), 3. Rodzik (Reims) – 8. Muller (Reims), 6. Ferrier (Saint-Etienne) – 7. Wisnieski (Lens), 9. Skiba (Stade Français), 10. Heutte (R.C.Paris), 11. Van Sam (R.C.Paris). Capitaine: Lerond. Sélectionneur: G.Verriest; entraîneur: A.Batteux.
  • BULGARIE(maillot blanc): 1. Naidenov (CDNA Sofia) – 2. Rakarov (CDNA Sofia), 3. Dimitrov (Lokomotiv Sofia), 6. Kovatchev (CDNA Sofia) – 4. Metodiev (Lokomotiv Sofia), 8. Velitchkov (Slavia Sofia), 9. Iliev (Levski Sofia) – 5. Dimov (Spartak Plovdiv), 7. Diev (Spartak Plovdiv), 11. Kolev (CDNA Sofia), 10. Yakimov (CDNA Sofia). Capitaine: Kolev. Entraîneurs: Patchediev et Tchakharov.

    Pierre Bernard, dans la position du gardien battu

  • Le but: 47e minute.- Passe de Kolev à Yakimov, sur la droite. Celui-ci tire et André Lerond, en voulant le contrer, dévie le ballon qui trompe Pierre Bernard.

Les Bleus morts à la Guerre 1914-1918

La Première Guerre mondiale a tué 1 393 000 jeunes hommes français, entre 1914 et 1918. Les joueurs de l’équipe de France de football ont, comme tous les hommes de leur génération, été touchés par la terrible saignée.

A ma connaissance, 16 Bleus d’avant 1914 sont morts à la Guerre. Parmi eux, trois des onze participants au premier France-Angleterre (0-15), le 1er novembre 1906: André François, Marius Royet, Julien Verbrugge; quatre des sélectionnés aux Jeux Olympiques de 1908: André François, René Fenouillère, Albert Jenicot et Pierre Six.

Les 16 joueurs de l’équipe de France morts pour la France

La liste des joueurs tués pendant le conflit a été établie sur la base des nombreux écrits sur l’histoire du football. Les précisions sur les conditions du décès viennent du site « mémoire des hommes » qui publie les fiches individuelles des soldats français morts pendant la Première guerre mondiale et ayant obtenu la mention « morts pour la France ».

  • René Camard, sergent au 329e Régiment d’Infanterie; tué à l’ennemi le 16 mars 1915 dans les combats de Carnoy (Somme). Il avait 28 ans. Il avait été sélectionné 1 fois en équipe de France (Belgique-France en 1907, 1-2) au poste d’ailier gauche. Il jouait à l’A.S.Française, le club du Perreux (Val-de-Marne).
  • Julien Denis, sergent-major au 8e Régiment d’Infanterie; tué à l’ennemi le 15 août 1914, lors de la première bataille sur la Meuse à Dinant (Belgique). Il avait 28 ans. Il a été 2 fois international en 1908, au poste de demi centre. Il jouait au R.C.Calais. L’ancien stade de Calais porte son nom.
  • Charles Dujardin, caporal au 43e Régiment d’Infanterie; mort des suites de ses blessures le 29 août 1914 à La Hérie-la-Viéville (Aisne), pendant l’avancée de l’armée allemande dans l’Aisne. Il avait 26 ans. Il a joué 1 fois en équipe de France au poste d’arrière, en 1913 (Suisse-France, 1-4). Son club était l’U.S.Tourcoing.
  • Emile Dusart, soldat de 2e classe à la 1ère section d’infirmiers militaires; mort le 3 mars 1919 à Mayence (Allemagne), suite de maladie contractée en service. Il avait 26 ans. Il a disputé le dernier match international avant la Guerre, le 31 mai 1914, contre la Hongrie (1-5), au poste d’inter gauche. Il jouait au R.C.Roubaix. 
  • René Fenouillère, sous-lieutenant au 410e Régiment d’Infanterie; tué à l’ennemi le 4 novembre 1916 au nord de Reims, dans le secteur de Bétheny. Il avait 34 ans. Il a été 1 fois sélectionné, pendant les Jeux Olympiques de 1908 (Danemark-France, 17-1). Il était attaquant au Red Star. Le stade de l’U.S.Avranches (Manche) porte son nom.
  • André François, sergent au 162e Régiment d’Infanterie; mort le 17 mars 1915, à l’hôpital Chanzy de Sainte-Ménéhould (Meuse), des suites de ses blessures. Il avait 29 ans. Il a été 6 fois international (3 buts) de 1906 à 1908, et 1 fois capitaine. Il était attaquant au R.C.Roubaix.
  • Charles Géronimi, maréchal des logis au 501e Régiment des chars de combat; mort le 9 novembre 1918 à l’hôpital de Souilly (Meuse), suite de blessures de guerre. Il avait 23 ans. Il a été sélectionné 1 fois en 1914 (France-Luxembourg, 4-5) comme inter gauche. Il jouait à l’A.F.Garenne-Colombes.
  • Ernest Gueguen, soldat du 247e Régiment d’Infanterie; tué à l’ennemi le 25 septembre 1915 à Souain (Marne), pendant la Deuxième bataille de la Marne. Il avait 30 ans. Attaquant de l’U.S.Saint-Servan, il a été 1 fois sélectionné en 1913 (1-4) au poste d’inter gauche.
  • Albert Jenicot, sous-lieutenant au 165e Régiment d’Infanterie; tué à l’ennemi le 22 février 1916 à Baumont-Anglemont Vacherauville (Meuse), pendant la première bataille de Verdun. Il avait 31 ans. 3 fois sélectionné en 1908. Il était attaquant au R.C.Roubaix.

    Marius Royet (assis derrière le ballon) avant Belgique-France de 1907. Albert Jenicot est aussi présent. Je n'ai pas pu l'identifier.

 

 

 

 

 

 

 

  • Jean Loubière, 2e classe au 8e Régiment d’Infanterie coloniale; mort le 4 février 1915 à Massiges (Marne), lors des attaques allemandes pendant la bataille de Champagne. Il avait 23 ans. 1 sélection en 1914 (France-Luxembourg, 4-5). Il était gardien de but au Gallia.
  • Pol Morel, lieutenant au 44e Bataillon de chasseurs à pied; tué à l’ennemi le 28 septembre 1915 à Grand-Servins (Pas-de-Calais), pendant la bataille d’Artois. Il avait 25 ans. Attaquant au Red Star, il a été 2 fois sélectionné en 1911.
  • André Puget, 2e classe au 146e Régiment d’Infanterie; tué à l’ennemi le 9 mai 1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), lors de la terrible attaque de ce jour au cours de la bataille d’Artois. Il avait 33 ans. Ailier droit de l’équipe de France en 1907 (France-Belgique, 2-1). Il jouait au R.C.France.
  • Marius Royet, soldat du 12e Bataillon de chasseurs; mort le 8 novembre 1918 à Mannheim (Allemagne), de la grippe. Il avait 38 ans. 9 fois sélectionné de 1904 à 1908. Il était de la première équipe de France. 1 fois capitaine.
  • Pierre Six, sous-lieutenant au 329e Régiment d’Infanterie;  tué à l’ennemi le 7 juillet 1916 à Estrées (Somme) pendant la bataille de la Somme. Il avait 28 ans. Sélectionné 1 fois en équipe de France, aux Jeux Olympiques de 1908 (Danemark-France B, 9-0) au poste d’ailier droit. Attaquant à l’Olympique lillois. 
    Pierre Six, sous l’uniforme du 329e RI
  • Julien Verbrugghe, soldat au 43e Régiment d’Infanterie; tué à l’ennemi le 21 août 1916 à Hardecourt Maurepas (Somme), pendant la bataille de la Somme. Il avait 26 ans. 4 sélections, de 1906 à 1911. Il a joué à l’A.S.Française et au Red Star.
  • Justin Vialaret, caporal fourrier au 46e Régiment d’Infanterie; mort des suites de ses blessures lors de la bataille de la Somme, le 30 septembre 1916 à l’hôpital d’évacuation de Marcelcave (Somme). Il avait 32 ans. Il a été sélectionné 1 fois, pendant les JO de 1908, au poste de demi. Il jouait au CA 14e, à Paris.
  • Un doute concerne Francis Vial, joueur du C.A.Vitry, sélectionné en 1911 et cité parfois parmi ces internationaux morts pendant la Guerre (mort en 1916?). Il ne figure pas sur le site « Mémoire des hommes ».

Cette liste ne prétend pas à l’exhaustivité. Beaucoup d’éléments biographiques concernant la première génération de joueurs de l’équipe de France manquent encore. Toutes les informations que vous pourriez apporter seront les bienvenues.

Didier Braun

Les matches du 11 novembre de l’équipe de France

  • 1924, Molenbeek (Belgique): Belgique-France, 3-0
  • 1952, Colombes: France-Irlande du Nord, 3-1
  • 1953, Colombes: France-Suisse, 2-4
  • 1954, Colombes: France-Belgique, 2-2
  • 1955, Colombes: France-Yougoslavie, 1-1
  • 1956, Colombes: France-Belgique, 6-3 (Coupe du monde)
  • 1959, Colombes: France-Portugal, 5-3
  • 1962, Colombes: France-Hongrie, 2-3
  • 1963, Parc des Princes: France-Suisse, 2-2
  • 1964, Parc des Princes: France-Norvège, 1-0 (Coupe du monde)
  • 1966, Bruxelles: Belgique-France, 2-1 (Championnat d’Europe)
  • 1970, Lyon: France-Norvège, 3-1 (Championnat d’Europe)
  • 2001, Melbourne: Australie-France, 1-1 

Quand les Bleus jouent le 11 novembre

L’équipe de France de football  joue ce 11 novembre 2011 au stade de France contre les Etats-Unis. C’est la première fois depuis dix ans que les Bleus jouent le jour de l’armistice de la Première Guerre mondiale.

C’est une habitude qui s’est perdue. Depuis la fin de la Guerre, l’équipe de France a joué treize fois un 11 novembre. C’est dans les années 1950 et 1960 que l’organisation d’une rencontre internationale ce jour-là est presque devenue une tradition: 11 matches entre 1952 et 1970.

Au cours de la période contemporaine, la complexité des calendriers internationaux du football a rendu plus difficile l’organisation d’un tel « match du souvenir ». Désormais, le programme du football international est géré par la Fédération Internationale (FIFA). Le 11 novembre est devenu une date comme les autres – pour le sport en tout cas.

POUR EN SAVOIR PLUS

La fiche de France Luxembourg (8-0), 17 décembre 1953

  • Le 17 décembre 1953, Paris, Parc des Princes
  • qualification Coupe du monde
  • 20 146 spectateurs.
  • Arbitre: M.Roeykens (Belgique).
  • Buts: Desgranges (2e, 88e), Vincent (6e, 10e), Fontaine (21e, 75e, 80e), Foix (57e).
  • FRANCE (maillot bleu): 1. Kress (Strasbourg) – 2. Pazur (Lille), 5. Bruat (Sochaux), 3. Lemaître (Lille) – 4. Biéganski (Lille), 6. Mahjoub (Nice) – 7. Foix (Saint-Etienne), 8. Desgranges (Lens), 9. Célestin Oliver (Sedan), 10. Fontaine (Nice), 11. Vincent (Lille). Capitaine: Lemaître. Entraîneur: A.Batteux.
  • LUXEMBOURG (maillot rouge): 1. Steffen (Jeunesse Esch) – 2. Spartz (Red Boys), 5.Speck (National), 3. Wagner (Ettelbruck) – 4. May (Red Boys), 6. Reuter (Tétange) – 7. Meurisse (Jeunesse), 8. Fickinger (Progrès), 9. Kohn (Jeuness), 10. Weydert (Union), 11. Kemp (Union). Capitaine: Wagner. Entraîneur: Valentik.